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Sociologie de la compétition
Sujets: Activité physique et sportiveRéputée mesurer la grandeur des individus non à travers leurs origines mais en fonction de leurs mérites, la compétition s’est imposée comme le principe de classement dominant dans les sociétés démocratiques, au point d’envahir toutes les dimensions de notre quotidien. En confrontant les approches de cette notion transversale et les grandes théories sociologiques qui s’y réfèrent, cet ouvrage distingue les différents modèles d’excellence à l’oeuvre dans quatre domaines emblématiques de l’épreuve du classement : l’entreprise, l’art, la science et le sport. Il examine enfin les injustices de la compétition et interroge plus généralement son fondement moral et ses conséquences sur le lien social. Comment concilier méritocratie, solidarité et bien-être de chacun ?
Toute notre vie, nous sommes évalués, notés, classés par catégories. La compétition est omniprésente : dès notre entrée dans le système éducatif, puis dans nos vies professionnelle et sociale. On retrouve ce principe de classement par les performances dans les sports individuels et par les statuts de titulaires ou remplaçants au sein des sports collectifs.
Sociologie de la compétition, de Pascal Duret (A. Colin, 2009)
Où trouver ce livre ?
Bibliothèque des Sciences et Techniques – Rez-de-Chaussée – Cote 302.5 DUR (1 exemplaire)
Dictionnaire du look
Sujets: Culture générale
Où l’on apprend que l’arty n’a aucun sens du ridicule, que le looké-décalé a une troisième oreille, que contre toute attente le Bcbg vote à droite, que sous son apparence sulfureuse la bimbo cache un cœur gros comme ça, que la caillera aime “faire des gueuts, poser son gros blaze dans le reur et teuyer le tien bâtard”, que le nouveau-né porté en écharpe est l’accessoire numéro 1 du bobo, qu’être hétéro nuit à la crédibilité emo, que tout ce que vous n’auriez jamais osé porter en 1984 est sur le dos du fluo kid, que la gouine à mèche aime l’electro minimale allemande, que le néodandy voue la même admiration à Leibniz qu’à Carlos, que le punk à chien sait faire des cendriers en canettes de 8-6, et ça c’est balèze. Pour sortir les adultes de leur désarroi et les ados de leur ghetto, Le Dictionnaire du look offre une plongée ethnographique au pays du jeune et jette les premières bases d’une nouvelle discipline : la pop sociologie.
Un guide qui recense les nouvelles tribus vestimentaires de la jeunesse : de nombreuses illustrations, des textes plein d’humour et de second degré. Et vous, quel est votre look ? Faites le test proposé à la fin du livre…
Dictionnaire du look : une nouvelle science du jeune, de Géraldine de Margerie (R. Laffont, 2009)
Où trouver ce livre ?
Bibliothèque Santé-Brabois (Médecine), 2ème étage Culture générale, cote HQ MAR (1 exemplaire)
Changer de société, refaire de la sociologie
Sujets: Culture générale
“Il faut changer de société”, dit-on souvent et on a bien raison, car celle où nous vivons est souvent irrespirable. Mais, pour y parvenir, il faut peut-être d’abord s’efforcer de changer la notion même de société. En effet, il y a maintenant une tension de plus en plus forte entre pratiquer la sociologie, penser la politique et croire en l’idée de société. Afin de trouver une issue, ce livre veut d’abord pousser cette tension à bout. C’est pourquoi il faut distinguer deux définitions du social. La première, devenue dominante dans la sociologie, présente le social comme l’ombre projetée par la société sur d’autres activités, par exemple l’économie, le droit, la science, etc. Dans cette optique, le social ne change jamais puisque la société est toujours déjà là, et le sociologue peut tranquillement continuer à produire des ” explications sociales “. La seconde préfère considérer le social comme l’association nouvelle entre des êtres surprenants qui viennent briser la certitude confortable d’appartenir au même monde commun. Dans ce second sens, le social se modifie constamment ; pour le suivre, il faut d’autres méthodes d’enquête, d’autres exigences, d’autres terrains. C’est grâce à eux qu’il sera possible d’étudier les nouvelles ” associations “, toujours imprévues, entre, par exemple, les virus, les pénuries, les passions, les innovations techniques, les pays émergents, les rumeurs, les catastrophes naturelles, etc. C’est à retracer le social comme association que s’attache depuis trente ans ce qu’on a appelé la ” sociologie de l’acteur-réseau ” et que Bruno Latour présente dans ce livre. Sa proposition est simple : entre la société et la sociologie, il faut choisir. De la même manière que la notion de ” nature ” rend la politique impossible, il faut maintenant se faire à l’idée que la notion de société, à son tour, est devenue l’ennemie de toute pensée du politique. Ce n’est pas une raison pour se décourager, mais l’occasion de refaire de la sociologie.
B. Latour s’intéresse aux conditions de production de la science en considérant le fait scientifique et humain dans sa totalité. Les découpages classiques entre humains et non-humains n’ont pas lieu d’être. B.Latour propose une méthode pour traduire un réseau et tenter de le modifier. Mais qu’est-ce qu’un réseau ? une « méta-organisation » rassemblant des humains et des non-humains mis en intermédiaires les uns avec les autres. Décrire un réseau, selon B. Latour, c’est observer sans censure et sans projections idéologiques, en chaînant toutes les entités qui y participent, des éléments parcellaires que l’on s’efforcera de récolter avec rigueur et patience. Ce chaînage doit s’accompagner d’une opération de traduction qui consiste à relier des énoncés et des enjeux a priori incommensurables et sans commune mesure et qui établit un lien entre des activités hétérogènes et rend le réseau intelligible.Cette reconstitution du réseau passe par l’analyse des controverses. Car c’est par la controverse que s’élaborent les faits. Le fait est donné par le réseau qui le porte, lequel n’existe que par le fait autour duquel il se forme. Et par suite, la robustesse du fait dépend de l’irréversibilité du réseau, elle même liée au degré d’ancrage du fait. Une fois le réseau constitué autour du fait, le fait gagne en réalité. Le sociologue de la traduction doit apporter une importance égale aux sujets et aux objets (ou aux humains et non-humains), d’autre part, il doit en outre étudier le processus de production à travers les controverses qui l’anime, donc aussi bien à travers les échecs que les réussites scientifiques.
Changer de société, refaire de la sociologie, de Bruno Latour (La Découverte, 2006)
Collection Armillaire
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Bibliothèque des Sciences et Techniques Rez-de-Chaussée 301 LAT
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